mots d'Elle...

Publié le par polyamoureuse

L'honnêteté

Rien n'est possible sans elle. Et seule l'honnêteté apporte la liberté d'être.
Quand l'honnêteté n'est pas là, les libertés prises sont des libertés volées. La confiance est rompue. Le soupçon est l'ennemi de l'amour.

J'ai été, par le passé, confrontée à ma malhonnêteté. J'ai cru, malgré la confiance et les libertés que j'avais de mon mari, que je lui épargnerai la douleur et la souffrance.
J'étais libre, mais pas encore mûre pour assumer cette liberté.
J'étais encore prisonnière du sentiment de culpabilité savamment entretenu par mon éducation.
Avoir une autre relation signifiait encore pour moi transgresser les bons usages: c'était mal,
il fallait donc mentir... d'autant plus que j'étais tombé amoureuse lors de cette première relation. N'étant pas encore au fait de ce qui "poussait" en moi, je vivais cet amour comme une chose interdite et coupable.
 
Mon mari


Il m'a aidée à me libérer de ce sentiment de culpabilité, à vivre mes amours en pleine lumière, à les partager avec lui.

Il m'a délivrée de que je pensais être moi-même.

Il m'a fait accéder à un état "supérieur" qui me rend littéralement rayonnante. Plus j'aime, plus j'ai envie d'aimer et plus je suis aimée. Autour de notre relation de couple, je suis passée d'un amant à deux, puis trois, puis dix...

Quelles que soient les circonstances, c’est toujours moi qui dispose et je peux vérifier, après ces années de tâtonnements, à quel point mon mari avait raison : il y a bien une souveraineté féminine qu’aucun homme aujourd’hui ne conteste, y compris lorsque je
m’abandonne à l'initiative de mes amants.

Si je reste toujours très soucieuse de mes choix, je deviens aussi de plus en plus gourmande et exigeante. Aujourd'hui, ce n'est pas mon mari qui m'octroie mes libertés amoureuses, c'est moi qui les lui impose.

Notre relation conjugale n’en souffre pas, si ce n’est de gérer une nouvelle distribution du temps.

Seul changement : cette intensification de mes relations implique de maintenir mon mari dans un état de fascination érotique et de désir accrus. Nous sommes proches, oui, de la
suprématie féminine. Mon mari m'a révélé la réalité d'une puissance fascinante qui est plus grande que lui et qui appartient naturellement aux femmes.

Je peux faire aujourd'hui accepter à mon mari à peu près tous mes désirs. Mais lorsqu'il « sombre » ainsi sous ma volonté, je peux dire que jamais il ne s’abaisse à mes yeux.

Dans la plus grande indignité, il s’élève toujours et c’est pour cela que mon amour pour lui ne
cesse de grandir.
C'est un homme beau dedans comme dehors. Il est mon essentiel et sans l'intensité de notre amour rien de tout cela n'aurait été possible: mes mensonges, ils ne les auraient pas acceptés, mes libertés je les aurai jugées dégradantes.

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