Le retour...

Publié le par polyamoureuse

Me revoilà, par la grâce combinée d'une introspection intensive ces derniers mois, et d'un certain message d'une très belle personne que je ne peux résister au plaisir de vous communiquer ci-dessous avec son accord...

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Bonjour

 

Merci pour votre réponse. Entre réflexion et vie personnelle, la  qualité de votre blog sur la question est une bouffée d'air pur...

 

Sans doute pourrions-nous mettre en réflexion un point qui vous semble sensible et qui reste, pour moi aussi, une pierre de touche des relations polyamoureuses : leur articulation autour d'un foyer central que constitue une liaison "principale", constitutive d’une vie familiale.

 

La limpidité dont vous parlez a pris du temps : une longue phase de  "sommeil", suivi de soubresauts chaotiques (une liaison  avouée mais qui prit rapidement un caractère adultère tristement conventionnel).

Ce n’est qu’à la suite d’un long (et parfois douloureux) dialogue avec mon  mari, instauré et entretenu par lui, que je pus commencer à me débarrasser des strates successives dont la société nous couvre dès le berceau pour coller à ses modèles.

Ce lent déshabillage qui mène à soi-même n'est pas pour autant achevé. Et il est  symptomatique de voir qu'il va de pair avec celui de mon corps devant mes amants...

Aujourd'hui, j'ai pris conscience qu'il n'y a pas de plus belle ambition que de se consacrer à l'Amour (le faire, le dire) et que ce  serait une insulte à la vie que de refuser les témoignages d'affection et de désir que les autres nous offrent. Dans ce cadre sans bord, la relation sexuelle, dédramatisée, n’en a curieusement que plus de valeur.

J'ai noué, depuis cette première « mue », de nombreuses relations : certaines passagères, d'autres plus fidèles. Toutes ajoutent une lumière à mon existence et cette lumière éclaire  d'un éclat plus aigüe encore l'amour que je voue à mon mari. Aucune  de ces liaisons ne se substitue à une autre et c'est ainsi qu'aucune n'est une insulte pour les autres. Mieux, en s'ajoutant, elles  s'enrichissent mutuellement.

Mais mon plus grand enseignement fut de comprendre que la liberté amoureuse se gagne dans la confiance. L’honnêteté avec laquelle je  vis mes amours est le plus sûr ciment pour donner… et recevoir sans mesure. C'est comme si , brusquement, il n'y avait plus de limite, ni mal, ni bien, et que  tout était nourriture pour aimer. Je souhaite ce bonheur à chacun.

Je pourrai, si vous le souhaitez, vous faire part de mon témoignage et l'éclairer à la lumière, plus modeste, de mon quotidien.

Je serai ravie en tout cas de trouver dans vos questionnements une affinité élective..."


Voilà ce qui m'a remise en selle sur le polyamour.

Plein de choses à évoquer pour lesquelles je souhaiterais ardemment qu'on ouvre un débat, auquel chacun de vous, que le sujet interpelle et concerne, puisse contribuer librement... on a besoin de nos expériences, ressentis et pressentiments respectifs pour avancer sur un tel sujet...

Et la sérénité du témoignage de cette jeune femme est un réel baume sur toutes mes interrogations parfois anxieuses et toujours profondes... Je ne  peux qu'admirer ce parcours, cette limpidité, cette complicité totale avec son mari et saluer la grande intelligence et l'ouverture de celui-ci, qui visiblement est à l'origine de sa sortie d'un carcan conventionnel où elle était plutôt mal à l'aise.

Je vous invite à lire les commentaires qui suivront cet article, et surtout, à y répondre vous-même en exprimant vos ressentis à ce sujet.

Alors bientôt pour la suite, qu'on écrira ensemble... et tous mes meilleurx voeux au seuil de l'an Neuf, qu'il vous porte bien au-delà de vos rêves...

 

 

Publié dans tête chercheuse

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Paco 28/12/2008 03:29

Bonjour et grand merci à l'Amie qui m'a indiqué le chemin...En vous lisant chères auteures, je réalise tout à fait combienle polyamour peut s'avérer être l'arbre et le fruit de notresentiment amour parfois devenu pauvre en vitamine E (extase).Quels magnifiques espoirs vous nous offrez à travers vos propres expériences en portant aux nues une alternative délicieusement dosée en sucré~salé.Qui pourrait douter de cette vérité, que celle de peindre le grand A avec les plus doux pastels de l'arc-en-ciel, d'assouvir ses pulsions passions et d'offrir aux siens la quintescence de son émoi et de son soi ?Au sein d'une cellule familiale, la mise en place d'un aménagementconcerté me paraît préférable et l'argument de + de câlins par ci,+ de caresses par là et donc + d'affinités partout à l'arrivée me semble être la plus belle conjugaison conjugale.Vos valeurs de coeur et de corps ici décrites n'en font pas mystère :Vous vivez là une forme de zénith~amour que peu de couples atteignent dans la plénitude de leur quotidien ; mais ceux-là se sont-ils parlé au moins ?Au reste nos fondenmentaux judéos-chrétiens ont brouillé beaucoup de pistes, du simple toucher à la jouissance éternelle... La grande J (jalousie)peut aussi interférer dans la quête du Carpe Diem pourtant dévolu àchacun. Bien des turpitures se voulant morales sèment d'embûches ce si beau chemin et pourtant il ne conduit qu'au désir~plaisir mais le £ove n'étant pas côté en bourse... En ces temps de crise civilisée, imaginons de créer le marché du polyamour afin d'y sensibiliser un maximum de Femmes et d'hommes ! Malheureusement cela irait plus vite que l'abolition de tout tabou par les instances bien pensantes.
Confession : le Père Noël m'a tout juste porté un magnifique colis tout enrubanné couleurs arc-en-ciel avec une pancarte : « polyamour » et me voici devant ce que j'entends dans vos récits. J'avoue ne pas avoirde véritable témoignage à apporter quant à votre merveilleuse orientation.Mais ça ne trompe pas, pouvoir s'accomplir et se trouver tout en portant très haut le baiser de la palpite vers l'autre, j'appelle cela : de l'amour.Merci Père Noël car sans le savoir, tu m'as montré que je n'étais pas si décalé que ça et que l'amour existe autrement...
Belles conjugaisons pour l'an neuf ! Kiss

polyamoureuse 28/12/2008 11:38



Paco l'insomniaque... qui surgit ici, repasse par là, et toujours sait se mettre en mode "ouverture-curiosité", sans juger, sans se
fermer, avec une merveilleuses sagesse-candeur...

Je suis ravie que les mots que vous avez croisés ici éveillent d'aussi positives pensées en vous, une telle reconnaissance est très précieuse surtout venant de quelqu'un pour qui ce concept de
polyamour était totalement inconnu il y a quelques jours.

Quand il ne surgit pas de recherches actives et volontaires, menées dans le cadre d'une quête personnelle, ce type de concept est généralement vécu comme très perturbant, dérangeant, et
généralement rejeté violemment, car en rupture totale avec tout ce qu'on nous inculque depuis la nuit des temps. A qui viendrait l'idée de se projeter sur de telles idées en dehors de tout
questionnement personnel préalable ?

Aussi votre adéquation toute intellectuelle et ex-abrupto à cette façon de vivre me touche-t-elle particulièrement.

Je pense toutefois que vous m'avez un peu trop vite lue : je n'en suis pas du tout à vivre au quotidien ce "zénith-amour" que vous décrivez, malheureusement... mais l'expérience merveilleuse
que je relate dans ce billet, que vit "I", est mon Graal, en effet.

Arriver à conjuguer en toute transparence un amour riche dense et nourri, et un dialogue permanent, avec son mari, tout en accueillant avec joie et sensualité d'autres amours, sans culpabilité
mais avec un surcroît de lumière dans sa vie, whooo, quelle leçon, quelle maestria... quel rêve...

Enfin tout cela présuppose une relation de départ, centrale, sinon tout le reste n'est que papillonnage ou libertinage stérile.

Et ne pas s'interdire de vivre des "plus", en sachant qu'ils ne retireront jamais rien à cet amour premier, et au contraire le renforceront par cette reconnaissance unique de laisser l'autre
vivre sa vie, de ne rien nier de sa personnalité, au nom de principes religieux ou de préceptes moraux "prêt à porter"... c'est au contraire sculpter une relation sur-mesure, admettre et accepter
les envies de l'autre sans craindre qu'elles nous dépossèdent de ce que nous représentons à ses yeux.

C'est dur, complexe, d'arriver à concevoir cela et plus encore de le vivre, aussi un témoignage tel que le sien a toute sa place ici, comme point de départ d'un nouveau cycle de réflexions pour
moi et tous ceux qui se sentiront concernés.

Merci Paco, de vos mots, de votre manière d'être, de votre regard, et d'être là :-)